Du sang sur la fashion-week de Paris 2015

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Malgré le discours rassurant de la filière fourrure, produire cette matière nécessite toujours la mise à mort de millions d’animaux,
après une vie en cage.

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Une production intensive

90 millions de visons, 25 millions de renards, 15 millions de ratons laveurs… plus de nombreux autres animaux.
Nos nouvelles estimations atteignent le chiffre de 150 millions de victimes animales au cours de l’année 2014,
pour une industrie futile : celle de la mode.

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De son coté, Karl Lagerfeld, directeur artistique de la maison Fendi organisatrice du défilé « haute fourrure » se cache derrière son petit doigt en affirmant que tant que les gens mangeront de la viande et porteront du cuir, ça n’a pas de sens d’arrêter la fourrure !

 

Un raisonnement erroné puisqu’on le sait, cuir et fourrure sont deux industries totalement différentes. Alors que le cuir est lié aux habitudes alimentaires des citoyens (il s’agit de la peau des pauvres vaches tuées pour être mangées), la fourrure, elle, provient d’élevages qui existent grâce et pour le monde de la mode.

Ce supplément de souffrance est un cycle industriel de mise à mort bel et bien soutenu par les couturiers comme Karl Lagerfeld. Cela inclut les peaux exotiques dont les conditions de production en Asie sont scandaleuses. Selon Radhika Bhalla, journaliste britannique au Daily Mail, la maison Hermès incriminée dans une nouvelle vidéo choc dans laquelle les animaux sont sciés en deux encore en vie, n’a pas voulu répondre de tels actes. Même silence chez Fendi, selon le quotidien américain The New York Times.

 Une fashion week sanglante

 Est-il plus facile d’assumer un choix sur le papier que face aux questions des journalistes ? En attendant, la fourrure constitue un continent noir dans le monde de la mode. Karl Lagerfeld, mieux que quiconque, incarne cette schizophrénie propre à notre société lui qui vénère son animal de compagnie au point de le nommer héritier de sa fortune.

 Membre de la fondation Bardot, il participe donc indirectement aux campagnes anti fourrures de cette dernière, à moins qu’il ne s’agisse que d’une tentative pour brouiller les pistes ? Bien entendu, le seul beau geste de la part du créateur serait de ne plus utiliser la fourrure véritable, comme le demande cette petite vidéo.

Il ne supporterait sûrement pas que sa Choupette passe le plus clair de son temps dans une cage en batterie de moins d’1 m² avant une mise à mort par gazage ou par électrocution.
Car c’est cette réalité sanglante qui entachera encore une fois la fashion-week parisienne.

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La fausse fourrure, une solution idéale

Le monde de la mode a les cartes entre ses mains pour choisir de basculer vers une production responsable, beaucoup plus respectueuse du vivant. Hannah Wieland, de la marque Shrimps, montre l’exemple avec ses fausses fourrures ultra populaires Outre-Manche.

Romy LDN, Simone Rocha, Calvin Klein, Pushbutton ou Tommy Hilfiger font partie des labels pointus n’utilisant pas de fourrures véritables dans leurs collections, pour raisons éthiques et peut-être aussi écologiques.
La production de fausse fourrure reste moins nocive au niveau environnemental que la véritable fourrure, dont les élevages participent au réchauffement climatique et à la dégradation de la nature.

Et rappelez-vous, qui a de la fourrure sur le dos a du sang sur les mains !

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